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Qui connaît les histoires extraordinaires du vampire de Montparnasse, de l’amazone du Bois de Boulogne, de la sorcière de Beauregard, du barbier et du pâtissier sanguinaires des Marmousets ? Ces personnages, mais aussi ces lieux – le gibet de Montfaucon et la forêt de Bondy par exemple –, renvoient à des aspects de Paris ignorés ou oubliés. Les étudier présente un triple intérêt. Comme ils mêlent le fait et la fiction, ils nous font envisager une ville sous un angle fantastique qui a été une grande source d’inspiration pour les écrivains, les photographes et les cinéastes à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Par ailleurs, on s’aperçoit que ce côté underground de la capitale peut se retrouver encore aujourd’hui et dans des œuvres mainstream comme un jeu vidéo (Assassin’s Creed Unity pour la cour des miracles), un dessin animé (Ratatouille pour les rats) et un film d’horreur (As Above, So Below pour les catacombes). Enfin, et surtout, les côtés sombres de la Ville Lumière sont autant d’occasions de saisir qu’un cliché est une médaille qui a forcément un revers. C’est ce qui apparaît dans la Nouvelle Vague qui a certes participé à la construction de mythes, et notamment celui de l’amour à la française, mais qui a aussi montré ce que l’on a moins voulu voir : la solitude de ceux qui sont ou se sentent exclus d’une société parce qu’il sont pauvres (Le Signe du Lion) ou malades (Cléo de 5 à 7).  

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